Abeilles qui butinent, panneaux solaires, fleurs et feuilles, bactéries

Electronique et Environnement

Site personnel de Pascal XAVIER

Je me garderai bien de nommer des personnes ou de décrire des situations trop précises, mais vous trouverez ici un reflet du "monde universitaire" au quotidien (en tout cas, tel que je le ressens)...

Ce monde universitaire, notamment au sein des laboratoires de recherche, a considérablement évolué au cours des dix dernières années.

Le temps est bien loin où chaque enseignant-chercheur du service public pouvait compter sur des crédits de base suffisant pour lui assurer de quoi entretenir un peu son matériel, partir une fois par an en mission de courte durée à l'étranger pour une conférence internationale et prendre un étudiant en stage quelques mois. On sentait à l'époque une confiance qui nous permettait de prendre des risques.

Aujourd'hui, ces crédits n'existent plus. Ils ont été redirigés vers des appels à projets ciblés, gérés notamment par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche) ou dans le cadre du CIR (Crédit Impôt Recherche). Les dossiers volumineux qui doivent être rédigés pour espérer quelques dizaines de milliers d'euros ont un taux de succès très faible (de l'ordre de 10%). A côté de cela, quelques feuillets, remplis d'arguments économiques, proposés rapidement au Ministère par une grosse entreprise multinationale suffisent parfois pour obtenir des millions d'euros... le laboratoire universitaire qui y est associé n'est qu'un alibi (et se contente d'ailleurs des miettes). Pourtant, force est de constater que l'étalement de moyens technologiques impressionnants n'est que rarement suivi de résultats très originaux ou très innovants.

Je rencontre chaque semaine des collègues de tous horizons qui ont vécu les mêmes désillusions et qui se posent des questions. Au niveau de la formation, les financements de base ne permettent pas d'entretenir le matériel et nos équipements ne peuvent être achetés que grâce aux contrats obtenus dans nos formations en alternance. Dans le secteur de la Culture, les relations de plus en plus fortes entre les artistes et les entreprises du secteur privé du Luxe sont un autre exemple de cette baisse de l'investissement public. Heureusement, nos jeunes étudiants ont de l'humour, comme vous pouvez le voir dans cette vidéo !

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